Orgasme sexuel
Le mot « orgasme » vient du mot grec « orgasmos » qui signifie « bouillonner d’ardeur »… tout est dit, ou presque. L’orgasme sexuel est l’apogée du plaisir sexuel , qui survient au moment de l’excitation la plus intense. Il se traduit par des contractions musculaires et, chez l’homme, par l’ éjaculation , et chez la femme, par la rétraction du clitoris.
L’orgasme sexuel a beaucoup d’autres « symptômes » : une perte de conscience momentanée, ou un lâcher prise avec la réalité, la dilatation des pupilles, une forte lubrification vaginale chez la femme, une expulsion de liquide dans le cas de femme fontaine , une respiration hachée et plus sonore, des gémissements… L’orgasme féminin peut être facilement simulé, parce qu’il n’est pas aussi clair q’une éjaculation, mais certaines femmes ont parfois des apparitions de rougeurs sur la poitrine. Ce n’est pas le cas de toutes les femmes, et ça n’arrive pas à tous les coups, mais dans ce cas, c’est la preuve indéniable que la femme vient d’avoir un orgasme.
D’un point de vue anatomique, l’orgasme sexuel féminin provoque la rétraction du clitoris en érection , un gonflement des petites lèvres, qui peuvent changer de couleur et devenir plus foncées, une diminution du volume du vagin dont les vaisseaux sanguins sont gorgés de sang, et une série de contractions du vagin et de l’utérus. Tous les organes reprennent ensuite leur forme normale en une dizaine de minute.
Chez l’homme, l’orgasme provoque des contractions musculaires de la prostate, de l’urètre et de la base du pénis. Ces contractions permettent d’expulser le sperme. L’homme peut aussi ressentir un orgasme par stimulation de la prostate, c’est ainsi que les homosexuels peuvent tous deux ressentir du plaisir en même temps lors d’une pénétration anale. Si l’éjaculation est le signe visible de l’orgasme, il faut savoir que les éjaculateurs précoces ne jouissent pas, et que d’autres hommes, par contre, arrivent à l’orgasme sans éjaculer, soit qu’ils aient déjà éjaculé plusieurs fois – cet orgasme sans éjaculation porte alors le nom « d’ étreinte réservée » – , soit qu’ils aient acquis cette compétence en s’entraînant à repousser le plus possible leur éjaculation tout en tentant d’obtenir le plus de plaisir possible.
L’orgasme sexuel provoque aussi des réactions psychologiques : il amène à un état euphorique, grâce à la libération d’une grande quantité d’endorphines, puis, une fois que tout est fini, à une phase de relaxation profonde et d’apaisement. Après l’orgasme, on ressent donc normalement un sentiment de bien-être. Certaines personnes, par contre, peuvent ressentir une certaine tristesse ou mélancolie, due au « retour sur terre » : le niveau hormonal redevient normal, les endorphines disparaissent, c’est donc tout à fait normal. Il arrive même que certaines femmes – voire certains hommes – pleurent, mais ce n’est dans ce cas pas dû à la tristesse – sauf dans le cas d’un traumatisme extérieur – : c’est une réaction uniquement physiologique due au relâchement de la tension sexuelle.
Ensuite, pour beaucoup de personne, le sommeil se fait sentir, et plus particulièrement pour les hommes. Néanmoins il est possible de recommencer plusieurs fois de suite, mais il faut attendre un laps de temps, appelé la « période réfractaire » – qui peut durer de quelques secondes à plusieurs heures, dépendant de la personne, de l’âge et du nombre de rapports sexuels récents – parce que les organes génitaux masculins sont un peu douloureux. Certaines femmes, le pourcentage est de l’ordre de 10-15% de la population, peuvent en revanche avoir de multiples orgasmes les uns à la suite des autres.
Enfin, chez la femme, on différencie souvent l’orgasme clitoridien de l’orgasme vaginal, l’orgasme clitoridien étant obtenu par stimulation du clitoris, et l’orgasme vaginal etant provoqué par la pénétration. Les théories sur la question divergent, certains sexologues affirment qu’il n’y a pas d’orgasme vaginal du tout, et que le plaisir ressenti provient des nervures du clitoris qui aboutissent jusqu’aux parois internes du vagins ; d’autres affirment que lors de la pénétration, l’orgasme soi-disant vaginal est en fait dû au clitoris, stimulé par l’étirement des petites lèvres.
Quoi qu’il en soit, l’orgasme sexuel est probablement la meilleure drogue qu’il soit pour monter au septième ciel…